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 24 octobre : Assemblée Générale

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Colas

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Fillière : SSI CGSEIP
Pour ou contre la LRU : Contre !
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: 24 octobre : Assemblée Générale   Ven 9 Nov - 2:19

Compte rendu Assemblée générale 24 octobre

Composition de la tribune:
A., 3ème année ESA (SUD étudiant)
M., M2 Aménagement du territoire (UNEF)
G. L1 LEA (SUD étudiant)

contexte général :
Ces jours derniers de nombreux mouvements de protestation font l'actualité: le 18 octobre dernier, la fonction publique s'est mobilisée contre la casse du service public et les attaques contre les régimes de retraites... Samedi 20, un rassemblement a eu lieu devant la sous préfecture de Lorient pour déposer des pétitions et protester contre les franchises médicales qui instituent une restriction de l'accès aux soins.
Le gouvernement s'attaque de front à tous les secteurs... Toute la population est donc bien concernée par ces réformes libérales.
Depuis la rentrée universitaire, de nombreuses universités (Rennes I et II, Nantes, Toulouse, Tours, Angers, Aix Marseille, La Rochelle, Lille, Lyon, Caen, Rouen, Le Havre...) se réunissent en assemblée générale rassemblant toujours plus d' étudiant-e-s.

I- la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités :

1°) Une grave atteinte à la démocratie

- les pouvoirs du président

Le président va occuper une place centrale, sera réellement le dirigeant de l’université, la loi relative aux libertés et responsabilités des universités lui permettant d’y régner en maître.

La loi change (article 6):

- Mandat :
Son mandat passe de 5ans non renouvelables à 4ans renouvelables une fois (soit 8 ans).

- Mode de désignation :
« élu à la majorité absolue des voix du CA » (environ une 20taine de membres) et non plus par l’ensemble des 3 conseils ( CA, CEVU, CS) réunis (= de 70 à 140 personnes).
Ce qui réduit considérablement la représentation des étudiant-e-s, des enseignant-e-s chercheurs et personnels.

- Fonctions :
Le/la Président-e devient un réel un vrai manager qui exerce au nom de l’université, les compétences de gestion et d’administration ».
On peut également avoir des craintes quand aux embauches de personnels
Un contrôle de toutes les affectations de personnels : « aucune affectation ne peut être prononcée si le président émet un avis défavorable motivé ». (sauf 1ère affectation après concours agrégation)… Il acquiert donc une maîtrise totale du recrutement, pouvant placer des gens de son entourage.
Il pourra recruter (et mettre à la porte) sur les ressources propres des universités des contractuels à presque tous les postes : techniques, administratifs, recherche, formation et emplois scientifiques… Il pourra mettre en lace des primes et « des dispositifs d’intéressement ». Cela aura pour conséquence un développement des emplois précaires, des inégalités salariales et une soumission envers la hiérarchie.

Il pourra provenir du monde économique : un chef d’entreprise qui enseigne en tant qu’intervenant extérieur plus de 30% pourra devenir président.


- Les conseils centraux:

La LRU met à mal le peu de démocratie qu’il y a à l’université en restructurant les conseils centraux (composition et rôle).

- CA (art.7):
C’est l’organe décisionnel de la fac (politique générale, budgets, règles d’examens…) ; la LRU revient profondément sur sa composition en restreignant tout d’abord le nombre de membres: auparavant entre 30 et 60, la loi n’en prévoit plus qu’une 20taine. Les premières personnes concernées sont les étudiant-e-s. ( qui ne pourraient, au pire des cas ne comprendre que 10, 7% alors que la représentation étudiante pouvait être de 25 % )… Ce qui limite plus voire empêche tout pouvoir décisionnel aux USAGERS que nous sommes.
La représentation des personnels (non enseignant et enseignant) est elle aussi revue à la baisse. On n’exclut donc des décisions ceux qui utilisent, à qui est sensée servir l’université et ceux qui travaillent, qui la font vivre.

De plus, le patronat aura désormais main mise sur l’université, aura un réel pouvoir de décision en matière de recherche et d’enseignement. Le président pourra se constituer un CA à sa botte… En nommant les personnalités extérieures (issues du monde économique et social), il pourra s’assurer de voix déjà acquises à l’avance ; et de toute façon, « en cas de partage égal des voix, il a voix prépondérante ».

- les CEVU (art. 9) et CS (art. Cool:
Les autres conseils centraux nous permettent aussi de prendre conscience de la parodie de démocratie que la LRU instaure. Ces conseils qui sont en charge de la vie universitaire (compétences larges, plus démocratique) ou des politiques de recherche ne seront en fait que des conseils fantoches qui n’auront aucune raison d’être que d’entretenir un faux semblant de démocratie : certes on y augmente la représentation étudiante, mais dans le même temps on leur enlève leurs attributions respectives en ne leur accordant qu’un « pouvoir » consultatif…



2°) Désengagement de l’Etat dans le financement des universités

- dotation globale de fonctionnement :
Elle représente entre 50 et 60% du budget de l’université ; elle est calculée suivant nombre d’étudiants, d’estimations de besoins en personnels.

- le contrat quadriennal
Il représente entre 5 et 10 % de l’université.

- autres : ressources propres, ressources privées, subventions…

Avec le transfert de la propriété des biens immobiliers aux universités… Celles-ci seront donc en charge sur leurs fonds propres de l’entretien des bâtiments. Aussi, cette mesure ne va faire que renforcer les inégalités entre les universités : d’une part, celle qui dispose de locaux en plein Paris peuvent espérer tirer de gros avantages de leurs patrimoines et d’autre part on peut craindre légitimement que celles qui disposent de bâtiments déjà en piteux état auront du mal à les entretenir (ou au prix de lourdes dépenses) et ceux-ci ne feront que se dégrader. Il faudra bien trouver un moyen de financer l'entretien des locaux, et la hausse des frais d'inscription sera inéluctable... Hausse qui instituera à terme des frais d'inscription s'élevant à plusieurs centaines d'euro à l'image du système universitaire anglo-saxon.

Il va falloir qu'elles trouvent de l'argent pour palier le désengagement financier de l'État: plusieurs inégalités se font jour entre les différentes universités: celles qui seront en mesure par leur prestige d'attirer des financements et les autres, celles qui seront en mesure d'attirer des enseignant-e-s de renom et les autres... Il faut de plus noter des inégalités territoriales: quel avenir pour une petite université telle l'UBS ?
Frais d’inscriptions


3°) Qui a dit Justice sociale ?

- lycéen-ne-s :

A l’heure où M. Fillon nous parle et veut nous donner des « leçons de justice sociale », son gouvernement met tout en place pour renforcer les inégalités, et en premier lieu tout ce qui concerne l’accès à l’éducation et l’enseignement supérieur (sans oublier l’accès aux soins…).
Les premiers concernés sont les étudiants et étudiantes de demain. Les lycéens qui veulent poursuivre leur cursus dans l’enseignement supérieur doivent actuellement se « pré inscrire »…Cette pré inscription n’est aujourd’hui qu’administrative et permet de comptabiliser les futurs étudiant-e-s. La loi d’autonomie va plus loin en instaurant une pré orientation qui n’est rien d’autre qu’une sélection déguisée en poussant les lycéens jugés « incompétent-e-s ou incapables de réussir » vers des parcours ultra spécialisés qui conduiront plus vite au marché de l’emploi et surtout à la précarité!

« Combattre cette loi, c’est défendre une autre vision de l’école et du travail.
L’école doit transmettre des savoirs, former l’esprit critique, donner à la jeunesse une formation qui lui permette de choisir son avenir. »



- étudiant-e-s :
Hausse des frais d’inscriptions, encouragement de l’emploi précaire par l’embauche d’étudiant-e-s dans les bibliothèques... On peut aussi imaginer « une concurrence » entre les étudiant-e-s et les personnels.




- propositions portées au vote :

- abrogation de la LRU : adoptée
- l'AG n'a mandaté personne pour la coordination nationale (voir appel ci-après).
- une motion qui sera présentée au Conseil d' Administration et Conseil des Études et de la Vie Universitaire extraordinaires qui se tiendront jeudi 25 octobre:

L’Assemblée Générale des étudiant-e-s de l’UBS site de Lorient réunie ce mercredi 24 octobre 2007, considère que la Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités n’aura que des effets négatifs pour l’ensemble de la communauté universitaire et par conséquent en demande l’abrogation.
L’assemblée générale demande aux Conseil d’Administration et Conseil des Études et de la Vie Universitaire de ne pas appliquer cette réforme.
L’assemblée générale exige que l’Université de Bretagne Sud informe la communauté universitaire dans son ensemble en ce qui concerne l’application de cette réforme.
De plus, afin que chacun-e puisse participer à la prochaine assemblée générale, prévue le mercredi 7 novembre 2007 à 12h15 dans la cale du Paquebot, nous demandons que soit « banaliser » l’après midi de cours.


Proposition a été faite de mettre en place une coordination étudiante


Nouvelle assemblée générale mercredi 7 novembre, 12h15 dans la cale du Paquebot





Appel des étudiant-e-s de Toulouse Mirail à une coordination étudiante nationale


"Nous, étudiant-e-s de l'université Toulouse le Mirail, réuni-e-s en Assemblée Générale le 16 Octobre 2007 avons voté la revendication du retrait de la loi Pécresse. En effet cette loi présente de graves dangers, tant au niveau des conditions d'études des étudiant-e-s, des conditions de travail des
personnels, que des missions et du fonctionnement de l'Université.
Nous appelons à une première coordination nationale à Toulouse, le week-end du 27-28 octobre.
L'objectif de cette première coordination serait d'appuyer le développement des mobilisations sur les universités, et de poser les bases d'une future coordination démocratique du mouvement.
Nous proposons comme modalité : l'envoi de deux délégués mandatés par Assemblée Générale d'Université.


Nous proposons comme ordre du jour :

Samedi : état du début des mobilisations débat sur la loi d'autonomie et les problèmes des universités
Dimanche: appel à la mobilisation débat sur la mise en place d'un cadre démocratique du
mouvement."
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